vendredi 20 octobre 2017

La couleur pourpre

La couverture de ce livre me semblait parfaitement de saison, avec sa couleur pourpre.
Mais j'avais peur de ressortir de là toute bouleversée et chamboulée vu le sujet ...
Alors qu'en est-il ?



Résumé :

Dans la grande tradition du roman sudiste, La Couleur pourpre, qui dénonce l'oppression raciale et sexuelle dont furent victimes les femmes noires, a fait date. Celie et Nettie sont deux soeurs séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront ni les brimades ni le mépris, ni les guerres ni l'absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au Bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse. Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir.


Mon avis :


Ce livre m'a profondément touché. Bien sûr le sujet abordé y est pour beaucoup. L'histoire de deux soeurs mais pas que... Ce livre c'est l'histoire d'hommes et de femmes surtout ; qui lutent pour la dignité, le respect et le bonheur. Chaque personnage à son niveau, avec ses souffrances, son passé et son caractère enfonce tant bien mal les barrières qui se dressent sur le chemin de la vie. La capacité d'Alice Walker à jongler entre une écriture aux apparences simple et une autre, plus recherchée donne un rythme entraînant au livre et nous fait nous attacher, inévitablement, aussi bien à Celie qu'à Nettie. Petit à petit, comme la vie de Celie évolue, son langage aussi et tout cela avec beaucoup de douceur et de subtilité. 
En ce qui concerne le fin, je vous laisserai en juger par vous même. J'ai été surprise mais finalement pas déçue. Il y certains livres qui sont, comme on dit, des classiques. Il me semble que celui-ci en est un. 
Je vous conseille donc de le lire, en espérant que vous le savourerez tout autant que moi. 

Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en avez pensé...

Vivez, lisez !

mardi 17 octobre 2017

L'homme-dé

Il ne va m'être aisé de rédiger cet article. Ce livre , bien que terminé il y a de cela quelques jours, me cache encore bien des mystères... 




Résumé :

Psychiatre de métier, Luke Rhinehart s'ennuie. Et pourtant, tout lui sourit. Le FBI le recherche pour subversion du quotidien et contamination des esprits après qu'il a décidé de jouer sa vie au dé. Ce roman semi-autobiographique devenu culte dégage toujours le même pouvoir d'envoûtement. En effet, pourquoi ne jouerait-on pas également notre vie aux dés ? 

Mon avis :


Les 100 premières pages restent dans la gorge entre la promesse d'un sujet interessant à développer et la tendance maladive de l'auteur à décrire des scènes de sexe douteuses et des opinions souvent d'un autre temps (notamment sur le viol). Mais en ayant, comme tout le monde, entendu beaucoup de bien je décide de poursuivre. Je pense avoir bien fait. Le sujet est plus que riche mais il reste encore traité  trop en surface, se cantonnant à la recherche égoiste d'un psychiatre qui semble ne se libérer que lorsque les dés l'invitent à tenter de "nouvelles" expériences charnelles, qui finalement sont souvent les mêmes au cours des 500 pages de cette fausse autobiographie. Rhinehart ayant longtemps admiré Freud on peut y voir un lien. Détruire le moi et en profiter pour tuer son psychiatre référant par le sexe pourquoi pas ? Je m'attendais cependant à quelque chose de moins étriqué si j'ose dire. Le vrai problème pour moi a été le traitement des personnages féminins. En cela il est clair que le livre (qui date des année 70) a terriblement mal vieilli. J'ai bien cru à un moment donné du livre qu'une des femmes allait enfin retourner la situation et s'imposer elle-même en leader mais point n'en faut, mon espoir fut foulé au pied par une écriture "légèrement" macho bien que riche. Tout cela m'amène à vous avouer que mon avis n'est pas clair. Mais peut-être l'aurez-vous déjà remarqué ? Je dis oui à l'idée, à l'écriture étoffée et touffue, à la qualité des descriptions (malgré le goût douteux des choses parfois décrites). Mais je ne peux cacher ma déception face au triste regard de l'homme supérieur à la femme et qui s'enfonce inlassablement dans la même rengaine. 



Cependant il me paraît essentiel de dire que c'est un livre à lire, ne serait-ce que pour parfaire sa culture. Il apporte une réflexion interessante et donne à voir sans conteste un talent d'auteur.

A lire, mais surtout à réfléchir, 

Vivez, lisez. 

mercredi 11 octobre 2017

Americanah

Ce livre, ce livre ...
J'ai ai tellement entendu parler, en bien, en très bien même. Forcément j'avais envie de le dévorer, envie aussi, je dois avouer, que ce soit un coup de coeur ...
Alors qu'en est-il au final ?



Résumé :


«En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» 
Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre. 
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés? 
Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. 


Mon avis :

J'ai mis un temps absolument incroyable pour lire ce livre. Parce que je n'ai pas aimé pensez vous ? eh bien pas du tout ! J'ai vraiment passé un vrai beau moment de littérature et de réflexion avec cette oeuvre. En revanche ce n'est pas un coup de coeur. C'est aussi ce qui m'a pas mal ralentit je crois. Je ne comprenais pas pourquoi je n'avais pas plus envie que ça de me replonger dans les lignes le soir alors que je ne trouvais (presque) que des qualités à cet écrit de Chimamanda Ngozi Adichie. En creusant, j'ai tout même fini par trouver ce qui clochait... Les personnages me sont restés très froids et très distants. Mais comme ce n'est pas ce qui m'importe le plus, j'ai persévéré dans ma lecture  et j'ai bien fait. Ce roman est une source de réflexion, de questionnements aussi. Il y a beaucoup de choses que j'ai regardé ensuite différemment. Le style est tout à fait interessant, même si un peu clinique. On ne parle pas ici vraiment d'une histoire d'amour même si c'est elle qui conduit et guide le roman. On apprend à se découvrir, à écouter ses aspirations profondes et à accepter ses contradictions. On suit Ifemelu dans cette recherche, entre Etats-Unis et Nigeria, hasard, émerveillement et désenchantement. Le regard est parfois dur, froid, mais trouve toujours sa justification quelque part. 
Si vous lisez ce livre, ne vous attendez pas à une histoire d'amour à proprement parler mais à un livre qui vous fera grandir, penser et vous analyser également. Bref, je recommande et c'est un livre que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque, bien qu'il m'ait manqué une petite pointe d'émotion. 

Vivez, Lisez !

Livre lu dans le cadre du challenge des pavés, à retrouver sur livraddict. 


samedi 7 octobre 2017

La pyramide des besoins humains

Quoi ? ça fait longtemps que je n'ai rien posté ? 
oui oui, ok un peu (beaucoup). 
Mais je suis de retour...

J'ai lu récemment un livre que L'école des Loisirs m'avait gentiment envoyé il a bien longtemps, La pyramide des besoins humains, de Caroline Solé. Je vous le dis tout de suite, malgré un style fluide et agréable, ce livre ne restera pas gravé des siècles dans ma mémoire. 
Ne vous méprenez pas, j'ai aimé ce livre mais je ne l'ai pas trouvé assez développé.



Résumé :

L'ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd'hui, cette théorie est le principe d'un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains. Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n'en restera plus qu'un. Et moi dans tout ça ? Disons que je m'appelle Christopher Scott. Disons que j'ai dix-huit ans. Que j'habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres. Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat no 12 778. Je n'existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu'un, et même quelqu'un de célèbre. Et c'est bien ça le pire. 

Mon avis :

Comme je vous ai dit, ce n'est pas vraiment un coup de coeur. Pourtant l'histoire est interessante, prenante, le personnage principal, attachant. On découvre la pyramide de Maslow et on est confronté à un regard sceptique sur l'utilisation excessive des réaux sociaux. Ce qui se passe au travers de ce jeu est en fait ce qui se passe chaque jour sur instagram, youtube et autres... De quoi réfléchir...
Oui mais voilà, une bonne centaine de pages en plus ne nous aurait pas fait de mal, histoire d'approfondir la pensée, d'aller plus loin. C'est comme si le livre appelait une suite. Je ne peux pas dire que j'ai été déçue mais plutôt que je suis restée sur ma faim. Le style de l'auteur est cependant très agréable, on se laisse porter par les mots et les formules et elles nous rendent le héros étonnement proche. Pour les plus jeunes, qui découvrent avec délices le monde virtuel, je pense que ce livre est à lire, afin de prendre un peu de recul et de précautions. 

Un avis mitigé donc mais avec l'envie naissante de découvrir d'autres écris de Caroline Solé.

Vivez, lisez !

lundi 24 avril 2017

Swap Livres et Thés

Je suis une amoureuse des swap, c'est bien j'adore ça. Le principe est simple, il s'agit d'un échange de colis autour (très souvent) d'un thème donné.
Quand j'ai vu l'intitulé Swap Livres et Thés sur Livraddict autant dir que je me suis précipitée ! C'est avec ma copine du blog maelysaimelire que j'ai partagé ce super moment et (comme d'habitude) j'ai été enchantée par toutes ses petites attentions. Je vous montre ça tout de suite !










vendredi 10 mars 2017

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Ce livre... 
tout le monde en a parlé, beaucoup, si bien que je l'ai laissé trèèèès longtemps dans ma pal... Heureusement, avec ma copine du blog Maelysaimelire on a décidé de le lire en lecture commune et ça m'a sacrément motivé !



Résumé :

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis :


Je me méfie toujours des livres à l'action trépidante dans lesquels le lecteur ne reprend pas son souffle une minute. J'ai toujours la sensation (à tort ou à raison) que ça cache des défauts de style.  Bon en gros, pour la faire courte, moi j'aime bien les livres calmes où tous les mots sont pesés et dégustés. Mais oui, mais oui, ne vous énervez pas ! je sais bien qu'on peut aussi retrouver ça dans des livres à 100 à l'heure. 
Ce livre, donc, je l'ai englouti en 3 jours tellement j'avais envie de connaître le fin mot de l'histoire. C'est que la plume de Dicker ne doit pas être si mauvaise. Je ne vais pas vous dire qu'il s'agit d'un coup de coeur, car même si je l'ai lu très vite je ne suis pas tombée sous le charme de l'auteur. Mais je ne peux pas nier le fait qu'il joue très bien avec nos nerfs tout au long du roman. J'avais trouvé le meurtrier à la moitié du livre mais vraiment pas avec le bon motif et ça, ça m'a bien plu même si la révélation du pourquoi du comment est quand même un peu tarte à mon goût. Mais que voulez-vous, le destin parfois... Je ne peux pas vous en dire plus, vous vous en doutez bien, parce que sinon il n'y plus trop d'interêt à lire le bouquin... et c'est bien ça qui me chagrine.
J'ai toujours un peu de mal à me dire qu'on ne lit un livre que pour en connaître la fin. 
La mise en abîme de l'écriture (effet vu et revu en littérature) est assez interessante et les liens entre Marcus et Harry ont une beauté figée, mais elle aussi dans ce qu'on attend d'une relation maître élève, sans grande folie. 
Là où Joel Dicker est fort c'est l'attente, quand on croit tenir quelque chose un nouvel élément arrive et fait tout basculer ; c'est la raison pour laquelle j'ai lu ce livre si vite. 
Il y a un personnage qui m'a intrigué et fait rire ... la mère de Marcus. J'ai vraiment apprécié ses interventions hystériques. L'auteur a un vrai talent pour écrire les conversations téléphoniques (ce n'est pas ironique). Le rythme est puissant, entraînant et drôle. Je serai curieuse de découvrir ce personnage de la mère et le pourquoi de son hystérie, pourquoi pas dans Le livre des Baltimore...

Malgré mon avis mitigé je vous conseille vraiment de lire ce livre ; déjà pour vous faire votre propre opinion mais aussi parce que vous risquez de passer un bon moment (et franchement, entre nous, on est toujours un peu fier de terminer rapidement un gros pavé ;) )

Vivez, lisez !

jeudi 9 mars 2017

Eva dort

Ce livre traînait depuis deux bonnes années dans ma Pal. Je me souviens l'avoir acheté dans une petite librairie de Chambéry auprès d'une libraire pour qui il avait été un coup de coeur. 
Francesca Melandri en était alors à son premier roman. Entre temps j'ai lu son deuxième, Plus haut que la mer, dont j'avais aimé le style et les personnages solitaires et touchants, mais qui était trop court à mon goût. 



Mille trois cent quatre-vingt-dix-sept kilomètres. Eva voyage en train depuis son Tyrol du Sud natal jusqu'en Calabre pour rendre visite à Vito, disparu de sa vie trop tôt et depuis trop longtemps, que la maladie menace d'emporter. Durant ce trajet du nord au sud de l'Italie, de sa région frontalière et germanophone au Sud profond, c'est toute son enfance et l'histoire de sa mère Gerda qui défilent dans sa tête.

Eva se remémore aussi le destin du Haut-Adige, passé en 1919 de l'Empire austro-hongrois défait à l'Italie, que Mussolini essaya d'italianiser de force et qui par la volonté d'un homme, Silvius Magnago, obtint de Rome un statut d'autonomie mettant fin aux actions terroristes et évitant une probable guerre civile.
 Inoubliable fresque historique et familiale, Eva dort brosse le portrait d'une mère exceptionnelle et, à travers l'histoire du Tyrol du Sud, celui de toute la nation italienne à l'unité encore fragile. 


Je me suis autorisée à raccourcir un peu le résumé de l'éditeur qui en dit beaucoup trop à mon goût. Vous l'aurez compris, dans ce roman, on navigue entre une histoire de femmes et l'histoire d'un pays, d'une région. On est face à un roman duquel on sort moins bête ou plus intelligent, c'est selon...
Eva dort c'est l'histoire d'Eva bien sûr mais aussi de Gerda, sa mère. une jeune femme belle et forte au passé difficile qui se retrouve mère très jeune mais qui n'abandonnera jamais la partie. Gerda ma bien plus touché qu'Eva. C'est une femme moderne et puissante, elle dégage autour d'elle quelque chose d'incroyable. J'ai adoré voir l'évolution de la plume de Francesca Melandri entre ses deux livres. Le premier (Eva dort) a quelques maladresses qui rendent certains passages un peu long alors que dans le second (Plus haut que la mer dont je vous ai déjà parlé) ce n'est plus le cas. Pourtant les deux romans sont des romans "lents" avec de longues descriptions, le temps semble flotter (bien que Eva dort parcours toute une vie). Vous le savez j'aime ces atmosphères et ces temps calmes dans les romans. Ils mettent souvent en lumière toute la beauté de la plume de l'auteur. C'est encore une fois le cas ici, Francesca Melandri livre son art sans fioriture, au lecteur ensuite de l'apprécier à sa juste valeur. 

Vivez, lisez !